Les enfants loués, esclaves - un autre paradoxe de l'idéologie du racisme

On a constaté au travers de mes livres et des différents articles sur le sujet que le "racisme" n'est rien d'autre qu'une idéologie. Comme toutes les idéologies, l'idéologie du racisme sert ses adeptes quand cela les arrange. On a aussi constaté que, comme pour toutes les idéologies, jouer avec le feu est dangereux et que tout le monde finit par se brûler;tant les victimes que les bourreaux qui deviennent selon les circonstances l'un ou l'autre. C'est ainsi que l'on finit par se retrouver dans un imbroglio invraisemblable qui nous fait perdre notre bon sens, notre sagesse et notre prudence.

On peut encore, s'il le faut, le démontrer par d'autres exemples puisés dans notre Histoire proche, pour plus de clarté, mais qui néanmoins peuvent être transposés facilement aujourd'hui dans n'importe quelle partie du monde.

 Parlons des enfants "loués" après la guerre de Sécession au États-Unis au XIX° siècle. Dans "Racisme - une idéologie de l'absurde", le chapitre concernant les États-Unis, mentionne déjà que dans la lutte pour l'abolition de l'esclavage, on oublie les femmes et les pauvres quelle que soit leur origine ou couleur de peau. Ce qui met déjà à mal la notion de "racisme" exclusivement. Il y a  également les Amérindiens pour leurs terres et je ne crois pas que l'on puisse encore se cacher derrière l'excuse du "racisme".

Maintenant le paradoxe.
Après le vote du 13° amendement, arraché à la Chambre des Représentants (les Démocrates étant récalcitrants - peuvent être comparés à la gauche européenne et qui maintenant attirent les minorités, un comble!), l'esclavage fut aboli et interdit aux États-Unis.  

Voici et c'est important les sections de cet amendement:
« Section 1. Ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n'est en punition d'un crime dont le coupable aura été dûment condamné, n'existeront aux États-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction. »
« Section 1. Neither slavery nor involuntary servitude, except as a punishment for crime where of the party shall have been duly convicted, shall exist within the United States, or any place subject to their jurisdiction. »
« Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. »
« Section 2. Congress shall have the power to enforce this article by appropriate legislation. »

 Il est très difficile des trouver des sources à ce sujet. On en parle quasiment jamais. Pourtant, après la guerre de Sécession, après l'abolition de l'esclavage pour les afro-américains, une multitude d'orphelins "blancs" furent vendus comme esclaves pour quelques dollars. Des annonces pour acquérir de jeunes enfants orphelins entre 4 et 10 ans fleurissaient au XIX° siècle aux États-Unis d'Amérique depuis qu'on ne pouvait plus "s'approvisionner" en esclaves d'origine africaine. Les enfants affamés des milliers de soldats morts pendants la guerre de Sécession devenaient une marchandise idéale.
Qui s'est offusqué? Qui en a parlé? Qui a milité?
Aujourd'hui qui en parle? Que sont devenus leurs descendants? Quels sont leurs traumatismes, comment se sont-ils intégrés dans la société?

Nous pouvons aussi nous pencher sur le triste destin des Irlandais, eux aussi oubliés de l'histoire du "racisme".

Ils sont arrivés par centaine de milliers, hommes, femmes, enfants, sur de grands bateaux britanniques aux États-Unis et aux Caraïbes. Cela a commencé au XVII° siècle pour s'arrêter seulement vers la moitié du XIX°siècle. Ils furent torturés, brûlés, jetés à la mer, asservis pendant plus de deux siècles. Qui en parle? Qui s'en préoccupe? L'étudie-t-on dans les livres d'Histoire?

L'esclavage n'est pas seulement une histoire africaine, même aux États-Unis. L'esclavage n'est pas une question de "racisme".

Le "racisme" est une idéologie. Une idéologie sert ceux qui ont besoin d'un paravent pour asseoir une cause, une lutte, une guerre, un pouvoir, une division ou cacher d'autres plaies.

Nous constatons, au XXI° siècle, que lorsque certains crient au "racisme", ils utilisent cette idéologie au détriment d'autres acteurs de la société qui se trouvent exactement dans la même situation que ceux dont ils se servent. Leur cause n'est donc pas juste ni équitable.
On constate aussi que l'idéologie est utilisée par les extrémistes des "victimes standards" de nos sociétés et que cela se retourne contre les dites sociétés.

Aucune idéologie n'est pure, aucune idéologie n'est gratuite, aucune idéologie n'est sans conséquence.

"(...)
En niant le facteur social général, les « antiraciaux » contribuent à la viabilité de l’idéologie du racisme. Un autre constat est que les difficultés, la ségrégation, les non droits vécus par les peuples victimes de « racisme » ont été vécus de tous temps, et aujourd’hui encore, sur tous les continents. Tant dans les sociétés des dits bourreaux que dans celles des dites victimes. Mettons donc les perspectives à leur juste place et soyons corrects dans notre raisonnement, cela nous permettrait peut-être d’être cohérents dans nos actes.
Aux États-Unis, en 1866 (amendements de 1868 et 1870), la constitution garantissait, enfin, la citoyenneté aux Afro- américains, le droit de vote pour les hommes sains et sans distinction raciale. On saluera en passant dans la législation sudiste que le suffrage privé de droit fut étendu aux « Blancs » pauvres.
Mais rien ne fut mentionné en ce qui concerne les femmes « Blanches ou pas
Blanches », pauvres ou riches. Il faudra attendre 1920 pour que les États ratifient le XIX° amendement donnant le droit de vote aux femmes.
Les États-Unis sont-ils « racistes » vis-à-vis des femmes ? Si on applique l’idéologie du
racisme concernant les Afro-américains et le retard dans leurs droits en tant que citoyens et comme raison pour justifier la ségrégation et la violence dont ils ont été victimes aux États-Unis, alors on doit aussi l’appliquer aux femmes. Il est dès lors évident que cet argument n’est pas correct et que cette idéologie inepte divise les victimes d’un système injuste et masque les réalités d’une société.
Partout où la discrimination, la ségrégation, l’asservissement ont été observés, les pauvres et les femmes ont subis le même sort. Preuve à nouveau qu’il est inadéquat d’utiliser l’absurde idéologie du racisme.(...)" Extraits "Racisme- une idéologie de l'absurde" Magy Craft - Thebookedition.com.

Soyons vigilants, réfléchis quant au choix d'une idéologie et son implication, ses conséquences pour éviter les dérives et le radicalisme qui nous entraînent vers ce nationalisme qui divise et crée les guerres.

Magy Craft






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