Immigration - on court toujours après le passé

Parce que nous ne sommes pas encore au clair avec nous-mêmes, parce que nous sommes tiraillés entre les faits et la mauvaise conscience que nous donne certains manipulateurs ou certains aveugles, parce que l'idéologie du racisme est toujours considérée comme une valeur sure par les extrémistes de tous bords et de tous horizons ainsi que par certaines organisations ou les citoyens mal ou peu informés, nous voici embarqués dans une invraisemblable polémique entre les termes réfugiés et immigrés tant par les partis politiques que les médias ou la presse ou encore les organisations humanitaires.
Si l'immigré est une personne qui quitte son pays d'origine pour s'installer dans un autre pays pour des raisons économiques, politiques, familiales, sécuritaires, professionnelles, fiscales; le réfugié est aussi une personne qui a quitté son pays d'origine pour des raisons politiques, religieuses ou "raciales".
Pour l'ONU, un immigré est une personne née dans un autre pays que celui où elle réside. Elle peut avoir la nationalité de son pays d'origine (elle est alors étrangère), ou avoir la nationalité du pays où elle réside (elle ne sera pas étrangère).

Tout ce chipotage dans le choix du terme utilisé et cette polémique actuelle pour éviter de paraître cruel ou "raciste" quand on veut justifier une politique sécuritaire ou qu'on se sent débordé par le nombre de personnes débarquant aux portes de l'Europe. Personne ne veut "heurter" le citoyen bien pensant et futur électeur en pratiquant une politique qui manquerait d'humanité. D'un autre côté, il ne faut pas déranger ces mêmes citoyens ni qu'ils se sentent en danger, ce qui favoriserait les partis d'extrême droite.
La schizophrénie sociale est à nouveau à l'oeuvre.

Nous avons aussi les organisations/ONG qui viennent en aide aux immigrés/réfugiés et qui à nouveau influent maladroitement, pour ne pas dire autre chose, sur l'opinion publique. Si leurs actes sont louables et ne peuvent que l'être, ce n'est pas la première fois que ces organismes perdent de vue les implications de leurs dires et certaines associations les implications des pétitions qu'elles mettent en ligne. Ces organismes oublient l'origine du phénomène, ce qui peut être sous-jacent et ce qui peut en résulter à moyen et long terme. Certaines de ces organisations et associations évacuent trop souvent l'aspect sécuritaire de la société en prenant pour acquis que toutes les personnes sur terre sont des anges ou que ces dernières peuvent être instrumentées et que par conséquent notre prudence est tout autant dans notre intérêt que dans celui des personnes qu'elles défendent.

S'il est vrai que le manque de solidarité et d'entente entre les membres de l'Union européenne est un handicap majeur et fatidique ainsi qu'un déni délibéré du pacte qui les unit, on ne peut discuter le bon sens qui est de savoir "qui entre" sur le territoire de l'UE particulièrement en cette période trouble. Il en va de la sécurité des millions d'Européens ainsi que des réfugiés eux-mêmes. Il ne faudrait pas quitter un enfer pour entrer dans un futur autre.
Il est encore bien d'actualité que nous sommes en lutte contre des islamistes radicaux non seulement déments mais dirigés par des leaders ayant une stratégie à long terme et qui depuis des décennies, avec la patience du diable, déstabilisent nos sociétés, nous plongent dans la peur, infiltrent nos partis politiques, parviennent à changer certains de nos décrets et lois, divisent nos populations, manipulent la diaspora musulmane, utilisent l'idéologie du racisme à leur avantage (ce qui fonctionne très bien en Occident), tablent sur notre sentiment de culpabilité, utilisent femmes et enfants sans remord pour nous rendre plus vulnérables.

Tout cela est difficile à accepter, était difficile à accepter. Et pourtant, récemment, les plus réfractaires ont été mis face à l'évidence. Même la diaspora musulmane a vu ses enfants radicalisés mourir à l'étranger. Il est donc sidérant que maintenant on ne puisse pas imaginer que cette vague migratoire ne soit pas instrumentalisée en partie par les islamistes. Serait-il vraiment étrange que ne soit pas mêlé aux réfugiés des personnes peu recommandables? Ou serait-il ridicule de penser que sur place, des propagandes à l'exil seraient faites tant pour des raisons pécuniaires que politiques? Un contrôle est primordial, encore une fois, pour les réfugiés eux-mêmes et pour les Européens.

Il est scandaleusement inacceptable que l'on entende à nouveau s'élever des voix pour qualifier leurs concitoyens de "racistes" ou "d'islamophobes" lorsque ces derniers demandent de la prudence et non pas une non assistance à personne en danger. Les formules en "iste" et "phobe" sont à l'oeuvre derechef.
Ce chapitre nous l'avons vécu avant la vague d'attentats dans nos pays et avant la vague de radicalisation des jeunes en Occident. Pourquoi faut-il toujours revivre les mêmes erreurs et les mêmes drames? Pour demander des comptes par la suite, des coupables et se lamenter en disant: comment est-ce possible?

Il est indiscutable que la majorité des réfugiés actuels sont de confession musulmane. Tenant compte du fait que nous vivons dans un climat particulier, et pas seulement dû aux attentats sur notre sol, il est normal que les populations en Europe soient craintives et se posent des questions quant à la façon dont les "élus" vont gérer le problème.

Si nous en avions terminé avec le sentiment de disparition de notre culture à l'avantage de la culture musulmane de la diaspora établie sur nos sols depuis des décennies, cette vague migratoire serait accueillie avec plus de confiance. Mais voilà, on n'avait pas encore tranché politiquement sur bien des points. Des décrets et des lois ont été modifiés en notre défaveur et sans contre-partie, des millions d'Européens ont été qualifiés de racistes et d'islamophobes sans distinction aucune et sans droit de réponse. On commence à peine à démanteler les cellules terroristes, à parler de mosquées et de guides. Les citoyens musulmans de la diaspora ouvrent un peu plus les yeux alors qu'ils criaient au racisme avec diverses organisations lorsqu'on cherchait des extrémistes (assimilés à l'époque à des loups solitaires) et aujourd'hui, on entend des politiques (surtout de gauche comme par hasard et cela en faveur de l'extrême droite) les présenter comme victimes encore et toujours. Assez! Il semblait acquis que pour lutter ensemble contre un danger commun mais aussi pour que tous nous nous sentions citoyens égaux d'une même nation et d'une même Union européenne, il était primordial de cesser de faire la distinction entre l'origine des citoyens. Si les élans de solidarité et la bonne volonté de la majorité des âmes sur le territoire de l'Union européenne ne peuvent rassurer certains, cela n'est pas de la responsabilité des citoyens qui eux-mêmes se débattent dans bien des difficultés et doivent aussi être rassurés. Pourquoi la force, l'intelligence et la compréhension ne seraient-elles que l'apanage des populations d'accueil? C'est un merveilleux compliment mais un peu utopiste.
Il faut arrêter de parler de victimes et de bourreaux au sein d'une même nation. C'est révoltant et cela mène à la guerre civile.

C'est peut-être après tout l'objectif des extrémistes islamistes! Une conquête dans le chaos et la division. Une Europe affaiblie économiquement et divisée socialement est une terre facile à envahir et à transformer culturellement.
D'ailleurs, nous trouvons bien l'idée de l'oumna qui doit être diffusée et appliquée en Occident. Nous trouvons des organisations, tels BDS (mouvement pétition parti de la sphère des organisations de défense des droits de l'homme en faveur de la Palestine), qui lance et demande aux Européens un boycott contre Israël, des sanctions et retraits des investissements. Si pour faire honnête, BDS réfute le fait de s'attaquer aux individus et la société israélienne mais seulement à la politique, il faudrait quand-même expliquer par quel tour de magie aucun impact ne frappera la société civile israélienne ou comment justifier les propos percutants d'Omar Barghouti qui prône la destruction d'Israël et tout cela à partir de la France. Une autre façon de "vider" l'Europe des ennemis historiques?

Ce sera la revanche de la reconquista de 721?

Nous avons une manière assez particulière de penser qui continue de nous mener dans des situations périlleuses. Relevons, par exemple, que nous acceptons béatement que les pays musulmans chiites ne peuvent accepter les réfugiés sous prétexte que la majorité d'entre-eux sont sunnites. Par contre, nous sommes "islamophobes" , sans autre forme de procès, si on évoque une difficulté potentielle dans nos pays entre chrétiens et musulmans pratiquants n'ayant aucune connaissance de nos coutumes et venant en grand nombre.

Et l'espace Schengen? Cet espace est viable si le travail de vérification est fait en amont, à l'entrée de l'Union européenne. Pour la sécurité de tous et le bien-être de tous, surtout des demandeurs d'asile, l'argent devrait être envoyé aux endroits stratégiques d'entrée où des logements corrects seraient installés avec l'administration adéquate pour accélérer le processus de contrôle.
On éviterait ainsi l'épidémie des murs dans l'est de l'UE et un éclatement de l'Union. Par ailleurs, on peut comprendre l'est de l'Union qui après l'horrible guerre des Balkans n'a pas trop envie de voir arriver un flot de réfugiés même sunnites alors que la situation est toujours précaire. Si cette guerre a disloqué le communisme, elle n'a pas stabilisé le climat politique.
D’ailleurs, des militants arabes, afghans et pakistanais venus en Bosnie aider leurs «frères musulmans» en sont repartis rapidement, apparemment déçus par le manque de conviction religieuse des Bosniaques.

Il faudrait peut-être reprendre "l'affaire" comme un thème d'histoire pour mieux l'appréhender et voir plus clairement ce qui peut arriver. Prendre du recul aide à mieux gérer le présent et le futur.
Pour l'instant on continue à foncer dans le mur tête baissée.

Magy Craft

Pour comprendre le cheminement des pensées et des actes dans le quotidien des citoyens et de la société au travers du vécu et des information, deux livres de Magy Craft à votre disposition sur Thebookedition.com
"Quand la terre tourne carré" et "Racisme - une idéologie de l'absurde".








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