L'Homme et ses paradoxes

Bonjour à tous les Craftiens,

Voici un extrait de "Quand la terre tourne carré" qui me semble toujours, hélas, d'actualité.
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"(...) L’Homme de ce temps est aussi masochiste. Il aime souffrir et revivre ses souffrances. Pour mieux accepter son médiocre lot, il a bâtit des démocraties dont il est très fier pouvant ainsi choisir un berger qu’il croit bon et juste et en changer le cas échéant. Masochiste de premier ordre, il s’empressera de remplacer le mauvais
berger par un berger similaire.
Notre créature évoluée a donc imaginé un concept ou les idées différentes seraient regroupées en clans arborant chacun leur Totem auquel pourront se rallier les individus formant la masse. Le monde des idées est donc subitement coupé en deux morceaux étranges ; un côté rouge et un côté bleu. Dans l’inconscient de la masse et pour sa
compréhension, cette représentation simpliste permet de diviser le monde des idées ou le monde tout simplement en deux parties. Ceux qui pensent à la masse et ceux qui pensent à l’élite.
L’Homme a trouvé un moyen agréable de se faire la guerre au nom des convictions et du
« bien-être » de ses semblables dans un jeu d’égoïsme, de mensonges, de manipulation, de
destruction qui va mener les pays et le monde dans un chaos immonde.
Notre bon Samaritain, l’Esaü de la société, ne semble pas y comprendre grande chose. Membre de la masse, il invective les différents bergers tout en leur redonnant indéfiniment le pouvoir. Ayant du goût pour la variation, il va jouer aux chaises musicales inlassablement sans se
rendre compte que cela n’apporte aucun changement. L’ineptie reste présente.
Les médias et la presse, vaillants collaborateurs des dérives sociétales, ne sont pas en reste. Il faut absolument analyser et détailler ces absurdités que l’on trouve normales et prédire les différents effets possibles, comme on attend les résultats du Lotto, au lieu de prendre le recul nécessaire et réaliser le
danger de la pente sur laquelle on glisse. C’est comme si toute une société était enfermée dans un bocal que l’on secoue et que chaque individu avait la tête à l’envers.
Maintenant que la planète est devenue un minuscule caillou abîmé par les bonnes œuvres humaines, il devient difficile et dément de vouloir continuer à le scinder en deux couleurs avec quelques nuances
intermédiaires pour faire joli.
Triste tableau que celui de cet être doté de tant de potentiels mais qui régresse au fur et à mesure que la ligne du temps s’allonge. Cette belle ligne que l’on dessine pour mesurer notre cheminement depuis notre apparition sur la planète bleue. Cet Homme moderne semble faire un retour en arrière, comme un retour vers le fœtus. On
serait à notre époque à la phase de l’adolescence. Toute la société est bâtie sur cet axe juvénile. Il est totalement dépendant. Dépendant de ses chimères, dépendant du regard des ses contemporains, dépendants de l’Etat pour prendre des décisions à sa place jusque dans sa vie la plus intime. Doit-on dès lors s’étonner de son comportement irrationnel et égoïste ?
De son indécision et de ses paradoxes ? De ses crises identitaires et de son immaturité dans ses jugements, ses choix ?.(...)"


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